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« Dans ces circonstances éprouvantes, demeurons attentifs les uns aux autres. » - 26 juillet 2026
Depuis le début de l’été, les incendies que connaît la France ont déjà parcouru près de 100 000 hectares, provoqué le déplacement d'environ 170 000 personnes et détruit de très nombreuses habitations et forêts. Des pompiers ont été grièvement blessés et certains ont même perdu la vie dans ce combat acharné contre les flammes. Au même moment, d’autres territoires subissent des épisodes de grêle d’une violence exceptionnelle. En quelques minutes, des récoltes entières sont anéanties, laissant des agriculteurs démunis face à la disparition de leurs cultures, de leurs vignes, de leurs vergers ou de leurs champs.
À toutes les personnes touchées par ces catastrophes et contraintes d’évacuer leur maison, à celles qui ont perdu leurs biens ou le fruit de leur travail, aux pompiers blessés, ainsi qu’aux familles de ceux qui ont offert leur vie, nous voulons exprimer notre proximité. Nous les assurons de notre prière.
Nous invitons les catholiques à prendre généreusement part aux élans de solidarité qui se mettent en place. Nous encourageons les paroisses à laisser leurs églises ouvertes, lorsque cela est possible : beaucoup offrent un refuge de fraîcheur au cœur de la chaleur estivale. Les salles paroissiales peuvent également devenir des lieux d’accueil pour les personnes déplacées, afin de leur offrir le repos, le réconfort et l’aide concrète dont elles ont besoin.
Nous savons que la canicule se poursuivra et que ces phénomènes climatiques extrêmes risquent de se répéter. C’est pourquoi, en cette période où beaucoup prennent quelques jours de repos, nous appelons aussi les communautés chrétiennes à ne pas oublier les personnes malades, âgées ou isolées, mais à redoubler d’attention à leur égard et à s’organiser, en paroisse, pour leur manifester une présence fraternelle et fidèle.
La fidélité à l’Évangile nous pousse à nous engager. Elle passe parfois par des gestes aussi simples qu’offrir un verre d’eau (Marc, 9, 41). Dans ces circonstances éprouvantes, demeurons attentifs les uns aux autres et ayons à cœur de témoigner de la charité du Christ pour tous.

Face à un choix de rupture, renouveler notre engagement au service de la vie - 15 juillet 2026
Ce 15 juillet 2026 marque une rupture grave dans l'histoire de notre pays. En choisissant de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté, les députés ont inscrit dans la loi française la possibilité de provoquer la mort. Ce choix rompt avec la longue tradition du soin dont la vocation est de soulager la souffrance et d'accompagner chaque personne jusqu'au terme naturel de sa vie.
Depuis quatre ans, avec les évêques de France, nous avons participé de façon sérieuse et responsable au débat sur la fin de vie, par l'expression de nos convictions et en dialogue avec tous. Forts de l'expérience multiséculaire de l'Église dans l'accompagnement des personnes malades, des mourants et de leurs familles, nous avons tenu à partager nos réflexions sur la dignité de toute vie humaine. Le Président de la République avait annoncé un débat serein, éclairé et respectueux mais force est de constater que les enjeux politiques, idéologiques et sans doute même économiques, déguisés par des mots trompeurs, ont eu raison de cette ambition. Une question aussi essentielle pour notre pacte social méritait pourtant que les conséquences humaines, médicales, éthiques et sociales de l’euthanasie et du suicide assisté soient pleinement considérées.
Les effets d'une telle législation ne se mesurent pas encore mais ils se dessinent déjà. Notre rapport à la vulnérabilité, à la vieillesse, au handicap ou à la maladie, changera. Le lien de confiance entre les générations mais aussi entre les soignants, les patients et leurs familles sera dégradé et le regard de la société sur la fragilité, abîmé. Les plus pauvres risquent d'être les premiers à en payer le prix : ne voulant pas être une charge pour leurs enfants ou petits-enfants, les personnes âgées en précarité pourraient se sentir poussées à partir. En outre, l'expérience d'autres pays montre que les critères d'accès à l'aide à mourir tendent toujours à s'élargir, au détriment des soins palliatifs.
Par-delà la désapprobation, ce vote du 15 juillet nous appelle donc à un engagement renouvelé, avec les familles, les soignants, les bénévoles, les proches aidants, les associations, les aumôniers, pour témoigner qu’une autre voie est possible, celle d'une présence fidèle et d'un accompagnement attentif qui apaisent les souffrances physiques ou psychologiques, sans jamais abandonner quiconque.
La Conférence des évêques de France exprime sa profonde gratitude à tous ceux qui, chaque jour, servent les personnes malades, handicapées, âgées ou en fin de vie. Elle encourage aussi les établissements catholiques de soin à être des témoins fidèles de l'indispensable attention éthique au respect des valeurs humaines fondamentales, en s’abstenant de comportements clairement illicites d'un point de vue moral, en vertu de la dignité de toute vie humaine.
Enfin, elle suivra avec attention les saisines annoncées du Conseil Constitutionnel ainsi que les contributions volontaires associatives, afin que soit garanti en particulier le respect de l’éthique des établissements engagés dans l’accompagnement de personnes en fin de vie et qui excluent le recours à l’euthanasie ou au suicide assisté.
Les catholiques de France continueront, avec beaucoup d'autres hommes et femmes de bonne volonté, croyants ou non, à servir la vie. Ils le feront animés par la ferme espérance que leur donne l’Évangile, esprit de résignation ni d'affrontement, convaincus que la grandeur d'une société ne réside jamais dans le fait de donner la mort aux plus fragiles, ou leur permettre de se la donner, mais au contraire de les accompagner, par une fraternité réelle, jusqu'au bout. Car le Christ en qui ils croient est venu pour que le monde ait la vie.

Vivre une communion renouvelée au service de la mission - 3 juillet 2026
Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a publié hier un décret confirmant l'excommunication des évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, pour avoir commis « un acte de nature schismatique » : la consécration épiscopale de quatre prêtres, organisée le 1er juillet 2026 à Écône, en Suisse, « sans mandat pontifical et contre la volonté du Souverain Pontife ».
Le décret précise que les prêtres de la Fraternité, ainsi que les fidèles laïcs qui y adhèrent formellement, sont également concernés par cette peine d'excommunication. Le Saint-Siège avertit enfin les fidèles que les sacrements administrés par les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X sont illicites, et que le sacrement de pénitence et le mariage qu'ils célèbrent sont invalides.
Nous avons accueilli avec tristesse et douleur le choix de la Fraternité Saint-Pie-X, et prenons acte de ses conséquences canoniques.
Cette situation porte gravement atteinte à la communion ecclésiale, pour l'Église universelle et, d’une façon particulière, dans notre pays. En France en effet, où la Fraternité Saint-Pie-X est bien implantée, cette division traverse aussi le cœur de familles et de fidèles, jeunes et moins jeunes, qui sont attachés, pour des raisons historiques, affectives, personnelles ou familiales, à la Fraternité Saint-Pie X, mais qui cultivent aussi, avec une ferveur et un zèle apostolique réels, un sincère amour de l'Église et un profond désir de participer à sa mission, en communion avec le Pape et dans la fidélité à la grande Tradition de l'Église et du Magistère.
À ces fidèles qui souffrent aujourd'hui de cette situation, nous voulons manifester notre sollicitude paternelle. Nous espérons que les mesures annoncées par le Saint-Siège les aideront à comprendre la gravité des décisions prises par les responsables de la Fraternité Saint-Pie-X et nous encourageons ces fidèles à revenir dans la pleine communion avec le Pape, avec les évêques et avec toute l'Église.
Nous invitons tous les catholiques de France à prier à cette intention, et à déployer la charité nécessaire pour accueillir ceux qui feront le choix courageux de l'unité et de la fidélité au Saint Père, pour que nous puissions vivre une communion renouvelée, au service de la mission.

Déclaration du 9 avril 2026 au sujet des frappes israéliennes au Liban
"La sécurité d'un peuple ne peut s'obtenir en entretenant la haine de l'autre"
Ce 8 avril 2026, des frappes israéliennes massives ont touché, sans avertissement, plusieurs quartiers au cœur de Beyrouth, ainsi que la banlieue sud de la capitale, le Liban-Sud et la Békaa, faisant plus de 300 morts et des centaines de blessés, qui s’ajoutent aux 1 500 victimes et aux 1,2 millions de personnes déplacées depuis le début de ce conflit entre le Hezbollah et Israël. Une fois de plus, le Liban est la victime des puissants de ce monde, mais aussi l’otage de ceux qui prétendent le défendre. Tous semblent n’avoir qu’un objectif : détruire le message qu’il représente, celui d’une convivialité possible entre personnes de cultures et religions différentes.
En ce jour de deuil pour le peuple libanais, je tiens à lui exprimer ma tristesse, mon indignation et ma pleine solidarité. Je condamne avec la plus grande fermeté cette opération intolérable, perversement appelée « obscurité éternelle », ainsi que le cynisme de son déroulement, au moment même où entrait en vigueur un cessez-le feu entre les belligérants. La spirale de la violence doit cesser et le droit international doit être respecté. L’histoire nous apprend que la sécurité d’un peuple ne peut s’obtenir en entretenant la haine de l’autre.
Mgr Hugues de Woillemont, Directeur général de l’Œuvre d’Orient, le cardinal Raï, Patriarche de l’Église maronite et Mgr Paolo Borgia, Nonce apostolique au Liban, ont participé hier à l’acheminement d’une aide humanitaire aux populations civiles du Sud Liban. Ils ont vu la désolation provoquée depuis des semaines dans la région de Tyr et de Saïda, par un conflit dont la finalité territoriale se précise, au détriment de populations présentes sur ces terres depuis des siècles. Rentrant à Beyrouth, ils ont été les témoins des désastres provoquées par les frappes meurtrières de l’armée israélienne sur la population civile en plein cœur de la ville.
J’invite tous les catholiques de France à répondre à l’invitation du pape Léon XIV à se rassembler pour prier pour la paix, le samedi 11 avril 2026 à 18 heures. J’encourage aussi ceux qui le souhaitent et le peuvent, à soutenir l’Œuvre d’Orient par leurs dons, afin de venir concrètement en aide aux Libanais, aux communautés chrétiennes du Moyen-Orient et, à travers elles, à tous les peuples qui aspirent à y vivre en paix.
+ Jean-Marc Cardinal Aveline
Président de la Conférence des évêques de France

Déclaration du 17 mars 2026 au sujet de la guerre au Moyen-Orient
"Le chemin durable vers la paix ne passe pas par la guerre"
Depuis plusieurs semaines, la guerre embrase une nouvelle fois le Moyen-Orient. Comme l’a rappelé le Saint-Père, l’humanité est entraînée vers « un abîme irréparable ». Dans le fracas des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort, ce sont, comme toujours, les plus vulnérables qui subissent les conséquences les plus lourdes.
Face à cette situation alarmante, nous affirmons que le chemin durable vers la paix ne passe que par l’audace du dialogue, le courage de la diplomatie et le respect du droit international.
Nous assurons les peuples du Moyen-Orient de notre proximité fraternelle et de notre solidarité concrète. Nous restons en contact régulier avec les patriarches et les divers responsables des communautés chrétiennes des pays concernés, ainsi qu’avec les autorités de l’État français et les services diplomatiques du Saint-Siège, nous efforçant de soutenir les populations les plus démunies, grâce au concours de l’Œuvre d’Orient notamment.
Aux catholiques de France, nous proposons, en ce temps de Carême, de prier et de jeûner d’une façon particulière pour la paix et de poser des gestes concrets de solidarité, en répondant aux demandes de dons ou en se manifestant, d’une façon ou d’une autre, auprès des communautés du Moyen-Orient.(1)
Que l’Esprit de Dieu éclaire les consciences et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice !
+ Cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours, vice-président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Benoît Bertrand, évêque de Pontoise, vice-président de la Conférence des évêques de France
(1) Voir sur www.eglise.catholique.fr/urgence-moyen-orient

Déclaration du 27 février 2026 suite au vote solennel de l'Assemblée nationale sur la fin de vie
La Conférence des évêques de France prend acte du vote solennel intervenu le 25 février 2026 en faveur des propositions de loi relatives à « l’accompagnement et aux soins palliatifs » ainsi qu’à « l’aide à mourir ».
Elle se réjouit que le renforcement des soins palliatifs, condition indispensable pour garantir le soulagement de la douleur et l’accompagnement digne de toute personne en fin de vie, ait été inscrit dans la loi. Le développement effectif de ces soins sur l’ensemble du territoire demeure une exigence prioritaire et un impératif de justice.
Cependant, la Conférence des évêques de France exprime une nouvelle fois et avec gravité sa profonde opposition à l’adoption d’un dispositif légalisant l’euthanasie et le suicide assisté. Le faible écart de voix ayant permis l’adoption du texte ainsi que l’augmentation constante du nombre de votes s’y opposant, manifestent une importante fracture au sein de la représentation nationale. Une question aussi essentielle, qui engage la conception même de la dignité humaine et du rôle de la médecine, ne peut être tranchée à une majorité aussi fragile sans laisser subsister un malaise démocratique profond.
Au cours des débats parlementaires, de nombreuses voix (soignants, juristes, philosophes, représentants de patients, acteurs de terrain, parlementaires) ont formulé des mises en garde précises et argumentées. Beaucoup ont alerté sur les risques d’ambiguïtés juridiques, sur les pressions sociales ou familiales qui pourraient peser sur les personnes vulnérables, sur la transformation radicale de la mission du médecin, appelé désormais non seulement à soigner et soulager, mais à provoquer la mort.
La CEF regrette qu’aucune de ces préoccupations majeures n’ait été prise en compte, notamment pour intégrer une clause d’établissement visant au respect des chartes éthiques propres à certains établissements. Par ailleurs, le maintien du délit d’entrave, outre le fait qu’il s’oppose gravement à la liberté de conscience, comporte un risque réel quant aux actions de prévention contre le suicide.
Sur un sujet d’une telle gravité, le choix de continuer à avancer en l’absence de consensus large est grandement préoccupant. Car légaliser l’aide à mourir ne relève pas d’un simple ajustement technique du droit : il s’agit en réalité d’un basculement anthropologique qui modifie en profondeur les repères de la société.
La Conférence des évêques de France rappelle avec force que donner délibérément la mort ne saurait constituer un progrès humain. Elle compte sur la suite du processus parlementaire pour réaffirmer qu’une société véritablement fraternelle se reconnaît à la manière dont elle entoure les plus fragiles, non à la facilité avec laquelle elle accepte de provoquer leur mort.

Lettre des évêques aux agriculteurs et agricultrices le 21 janvier 2026
« Il faut de l’espoir chez celui qui laboure pour ensemencer la terre. Et le meunier doit moudre le grain en espérant recevoir sa part pour nourrir les siens. » (1 Co 9, 10).
Vous qui labourez pour ensemencer la terre et lui faites porter du fruit, vous qui prenez soin de vos bêtes, vous qui entretenez nos vallées, nos collines et nos paysages, vous qui nourrissez le monde chaque jour, bien souvent sans répit ni juste reconnaissance, nous vous avons rencontrés à de multiples reprises ces derniers mois, ces dernières années. Nous avons entendu votre exaspération contre des mesures décidées loin des réalités de vos exploitations, sans concertation de proximité. Nous déplorons les jugements hâtifs d’une société majoritairement métropolisée qui, trop souvent, méconnait les contraintes de votre labeur. Nous avons conscience du poids de la dématérialisation numérique et des surcharges administratives qui se substituent à la relation humaine. Nous entendons vos inquiétudes face à la mondialisation des échanges, le dérèglement climatique, l’avenir de la politique agricole. La souffrance de l’éleveur qui voit son élevage brutalement abattu nous affecte. La détresse et la douleur de ceux qui sont isolés et baissent les bras nous éprouvent.
De crise en crise, les circonstances appellent à des transitions nécessaires qui redonnent espoir et confiance. A l’occasion de l’ouverture du Salon de l’agriculture, nous souhaitons formuler trois points d’attention.
La souveraineté alimentaire ne saurait être déléguée sans risques majeurs. Elle n’a pas à être une variable d’ajustement du commerce mondialisé, ni le jouet de la concurrence effrénée au détriment des cultures vivrières des peuples et de leur santé. « Quand nous lisons le récit de ce qui est communément appelé la « multiplication des pains », rappelait récemment le pape Léon XIV dans son discours à la Conférence de la FAO, « nous nous rendons compte que le véritable miracle accompli par le Christ a été de mettre en évidence que la clé pour vaincre la faim consiste davantage à partager qu’à accumuler de façon avide. » Manger n’est pas une option, et l’aliment ne doit jamais devenir un bien spéculatif. L’abondance des étalages nous fait oublier combien notre pain quotidien repose sur votre travail et le soin que vous apportez à la terre. La nourriture pas chère quoi qu’il en coûte masque un impact social et environnemental problématique en concédant d’incroyables distances parcourues de la fourche à l’assiette. Ce que le consommateur ne paie pas, vous le subissez.
Le dialogue a besoin de se rétablir avec l’ensemble de la société car un fossé s’est creusé. « Des changements radicaux et urgents sont donc nécessaires pour redonner à l’agriculture et aux cultivateurs leur juste valeur comme base d’une saine économie, dans l’ensemble du développement de la communauté sociale » écrivait le pape Jean-Paul II1. Par une écoute renouvelée de vos syndicats, de vos organismes, et de vos représentants, notre société doit évoluer dans la conscience des défis complexes que vous portez et des injonctions contradictoires que vous recevez. Citons les attentes des consommateurs, l’endettement bancaire, les enjeux de la recherche agronomique pour inventer des solutions novatrices respectueuses des écosystèmes et de la santé, des relations parfois tendues avec les industries semencières et agroalimentaires, un marché mondialisé Parmi les pistes d’avenir, nous avons constaté combien la relocalisation de l’agriculture sur un territoire redonne du sens et du crédit à une politique locale et qu’elle rapproche producteurs, distributeurs et consommateurs.
Enfin, nous affirmons que, pour nous chrétiens, l’espérance que nous voulons porter pour le monde revêt une dimension spirituelle. Notre « maison commune », selon la belle expression du pape François dans l’encyclique Laudato Si, est bien autre chose qu’un simple marché où l’on pourrait produire sans limites. Dans cette maison commune, nous voulons prend en compte « le cri de la terre et le cri des pauvres » 2, par l’éducation, la solidarité, des pratiques coopératives, le partage de transitions réussies ici où là. Une maison commune intègre aussi les prochaines générations. Le désir d’agriculture persiste chez les jeunes. Beaucoup aspirent à des modèles plus diversifiés, moins intensifs, porteurs de sens, avec une vie familiale plus équilibrée, et un cadre moins contraignant pour faciliter les transmissions et accueillir plus largement.
En vous exprimant notre profonde gratitude et notre soutien, nous voulons, au nom de notre foi au Christ, nous engager à vos côtés d’une façon renouvelée, pour être des facilitateurs de liens, de rencontre, de dialogue entre vous et avec la société et, ensemble, travailler à la construction d’un monde commun et plus fraternel.
Monseigneur Denis JACHIET, président du pôle « Dialogue et Bien commun »
Monseigneur Didier NOBLOT, évêque accompagnateur de l’équipe nationale « Mission rurale »
Père Arnaud FAVART, délégué national à la Mission rurale

Tribune des évêques de France du 15 janvier 2026 sur la fin de vie
"On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort"
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