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Projet de loi sur l'euthanasie


Date de publication :

  • Réaction des évêques de France suite au vote solennel de l'Assemblée nationale sur la fin de vie (27 février 2026)
    La Conférence des évêques de France prend acte du vote solennel intervenu le 25 février 2026 en faveur des propositions de loi relatives à "l'accompagnement et aux soins palliatifs" ainsi qu'à "l'aide active à mourir".
    Lire intégralement le communiqué des évêques de France
     
  • Journée de jeûne et de prière le 1er vendredi de Carême
    En amont du vote solennel à l'Assemblée nationale de la loi sur l'euthanasie et le suicide assisté, les évêques de France invitent les catholiques à une journée de prière et de jeûne pour que, par le jeûne et la prière, nous nous rendions toujours plus disponibles au don de l'Esprit et que les consciences de tous, libres de toute idéologie et de toute précipitation, soient éclairées en vue du bien commun.
  • Pour lire intégralement le communiqué des évêques de France du 12 février, cliquez ici.
  • Mercredi 28 janvier 2026 :
    Après le vote des sénateurs, les évêques de France invitent les députés à se mobiliser largement et à débattre sans précipitation.
    La Conférence des évêques de France se réjouit du vote par le Sénat de la proposition de loi pour "l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs". Parce que le soulagement de la douleur jusqu'au terme de la vie constitue un impératif moral majeur, elle remercie les parlementaires qui, par leur vote, soutiennent le développement effectif des soins palliatifs sur tout le territoire.
    Dans le même temps, la Conférence des évêques de France prend acte du rejet de la proposition de loi relative au droit à l'"aide active à mourir", texte profondément modifié au cours des débats parlementaires, qui ont mis en lumière de profondes divergences. Ce rejet apparaît comme le signe d'un blocage politique et sociétal majeur et souligne la gravité des questions éthiques qui se posent. Le vote du Sénat, en mettant en lumière l'absence de consensus, ne fait que souligner les attentes, les craintes et même les oppositions exprimées dans la société. Donner la mort ne sera jamais une réponse humaine, fraternelle et digne à la souffrance.
    Alors que le débat sur l'euthanasie et le suicide assisté va revenir dès le mois de février au Palais Bourbon, la Conférence des évêques de France appelle l'ensemble des députés à écouter l'immense inquiétude des soignants, des patients et de leurs familles. Elle les invite à se mobiliser largement pour faire entendre la voix de celles et ceux qui refusent la possibilité d'administrer une substance létale pour donner la mort mais s'engagent au contraire pour accompagner la vie jusqu'au bout. Enfin, les évêques de France demandent que les débats à venir se déroulent sans précipitation ni accélération dictée par des calendriers électoraux, mais avec exigence et sérénité, au service de la dignité des plus fragiles et en prenant en considération les conséquences anthropologiques et sociétales d'une éventuelle "aide active à mourir".
    Le dossier de presse ci-après réunit l'ensemble des prises de parole des évêques et de quelques professionnels de santé engagés sur la fin de vie, pour éclairer le débat public au regard des enjeux humains, éthiques et médicaux qu'elle soulève. Les évêques de France réaffirment que toute vie humaine a une dignité inaliénable et qu'on ne prend pas soin de la vie en donnant la mort."
    Lire le dossier de presse
     
  • Lundi 19 janvier 2026 : 
    Le cardinal Jean-Marc Aveline, Président de la Conférence des évêques de France, revient sur la tribune publiée par les évêques de France sur le sujet de la fin de vie, afin de "réveiller la conscience de ceux qui vont voter" :

  • 18 janvier 2026 : 
    Un live du frère Paul-Adrien qui reçoit le juriste Grégor Puppinck, président de l'ECLJ (European Centre for Law and Justice) pour éclairer le débat sur la loi de fin de vie.

  • Le 15 janvier 2026 : Tribune des évêques de France. "On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort".

    "Dans les prochains jours, le Sénat examinera une proposition de loi instituant un "droit à l'aide à mourir". Ce débat engage notre société dans ce qu'elle a de plus intime et de plus grave : la manière dont elle accompagne ses membres les plus vulnérables jusqu'au terme de leur vie.Nous, évêques de France, voulons redire notre profond respect pour les personnes confrontées à la fin de vie, à la maladie grave ou incurable, à la souffrance et à la peur de dépendre des autres. L'Eglise a une longue expérience d'accompagnement des malades ou des personnes en situation de handicap, des aidants, des soignants, des aumôniers d'hôpitaux ou d'Ehpad, et nous entendons l'angoisse de celles et ceux qui redoutent la douleur, la solitude ou la perte de maîtrise. (...) Les soins palliatifs sont l'unique bonne réponse aux situations éprouvantes de la fin de vie et nous exprimons ici notre reconnaissance aux élus qui, par leur vote, soutiennent l'actuelle proposition de loi pour l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs. (...) Pour permettre à tous d'accésder aux soins palliatifs, l'Eglise, qui est déjà présente dans le monde hospitalier et la pratique des soins, est prête à apporter sa contribution au développement de la culture palliative, en intensifiant son engagement sur le sujet. (...)Dès lors, une question s'impose : pourquoi une nouvelle loi ? Si l'"on meurt mal en France", comme on l'entend parfois, ce n'est pas parce que l'administration d'une substance létale aux patients n'est pas encore autorisée, mais parce que la loi existante est insuffisamment appliquée et que l'accès aux soins palliatifs demeure très inégal sur le territoire national. (...)Légaliser l'euthanasie ou le suicide assisté changerait profondément la nature de notre pacte social. Derrière des mots qui se veulent rassurants se cache une réalité que le langage tend à dissimuler. Présenter l'euthanasie et le suicide assisté comme des actes de soins brouille gravement les repères éthiques. (...) On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort. Nous refusons en particulier l'instrumentalisation de notions essentielles telles que la dignité, la liberté ou la fraternité. Nous rappelons avec force que la dignité de la personne humaine n'est pas variable selon son état de santé, son autonomie ou son utilité sociale ; elle est inhérente à son humanité, jusqu'au bout. Elle est inaliénable. (...)Faire porter un choix de mort à un malade, à une famille, à une équipe médicale formée pour soigner et non pour tuer, c'est nier le mystère de communion qui nous lie les uns aux autres. (...)Aussi nous appelons solennellement les responsables politiques à mesurer la portée anthropologique, sociale et éthiqie de leurs débats et de leurs votes. Nous comptons sur la décision personnelle et courageuse de nos élus nationaux. (...)Notre motivation n'est pas d'abord ni exclusivement confessionnelle. Nous voulons donner un écho à l'inquiétude profonde exprimée par de très nombreuses personnes malades, personnes en situation de handicap, familles ou soignants.(...)Nous croyons qu'une société grandit, non pas lorsqu'elle propose la mort comme solution, mais bien lorsqu'elle se mobilise pour accompagner la fragilité et protéger la vie jusqu'au bout. Le chemin est exigeant, certes mais c'est c'est le seul qui soit véritablement humain, digne et fraternel."

Lire intégralement la tribune des évêques de France ici.

  • Le 11 novembre 2025 : un colloque sur la fin de vie à l'adresse des diacres et épouses de diacres des Provinces de Bordeaux et de Poitiers s'est tenu à Martillac (33)

Les intervenants de ce colloque étaient :

  • Le docteur Emmanuel JUDDE DE LA RIVIERE, Chef d'un service de soins palliatifs à Bordeaux ;
  • Mme Christine BONFANTI-DOSSAT, Sénatrice du Lot-et-Garonne ;
  • Le P. Arnaud de VAUJUAS, moraliste.